17/09/2008
LE PTYMEK DE LA S.P.A.
Je ne vous parlerai pas de mon séjour à la S.P.A., de l’époque où l’on m’appelait « Domino », ce serait trop triste. Je veux simplement vous raconter la merveilleuse histoire qui m’est arrivée et qui a débuté le jour où Marie-Claire passant devant mon chenil à la S.P.A. a croisé mon regard et m’a choisi pour me faire entrer dans le giron du C.I.E.Elle m’a immédiatement rebaptisé PTYMEK à cause de mon tempérament indépendant et de la manière que j’ai de rouler des épaules lorsque je trotte.Je dois dire que je suis un beau griffon noir et blanc truite et pour les intimes, sous le poil blanc de mon ventre, j’ai la peau tachetée d’un Dalmatien.Après un séjour dans une famille qui m’a beaucoup apprécié et réciproquement, ma formation de chien guide a commencé. Au début, je n’étais pas très concerné par ce que l’on tentait de m'apprendre, plus intéressé que j’étais par la recherche des chats sous les voitures en stationnement. Au fil des mois, pourtant, à force de répétitions quotidiennes au cours de balades dans des lieux divers et variés, j’ai commencé à répondre aux ordres de route qui m’étaient donnés avec beaucoup de facilité et mon initiative s’est affirmée notablement. J’ai tellement croisé de chats pendant mes périples qu’ils me laissent de marbre maintenant. C’est d’un banal !...Lorsque j’ai rencontré pour la première fois ma future utilisatrice, j’ai été « sur le cul » (pardonnez mon vocabulaire un peu rustique mais un chien peut se permettre, je crois, de tels écarts de langage) ; imaginez une allure de top model (mais beaucoup mieux faite car le top model, c’est bien connu, ressemble à un os mal rongé), quelque chose de « Love Amour » (au temps de sa splendeur) et avec ça, une classe !...Un cadeau vraiment sublime pour le P’tit mec que je suis… et l’accueil… je ne vous dis pas ! j’avais pourtant soigneusement été shampouiné par Marie-Claire pour l’occasion mais à la façon dont elle m’a bichonné… et je te brosse, et je te mets des petites huiles pour faire briller le poil, et je te papouille, et je te fais des bisous… ! j’ai tout de suite compris que j’étais « l’homme de sa vie » et que nous allions être très heureux ensemble… Elle s’appelle Annie et je l’aime très fort.
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