L'accueil d'un chien-guide à la retraite est une expérience importante et toujours heureuse pour la famille hébergeante.
J'ai connu le CIE par une émission de radio sur France Inter présentée par Patricia Martin. Patricia interrogeait Marie-Claire et j'ai aimé la façon dont celle-ci parlait des chiens, de leur comportement, de leurs attitudes.
Il a été question de ce que devenaient les chiens après leur activité : mis à la retraite, placés en famille.
Après réflexion, j'ai pensé que pour satisfaire mon envie d'un chien sans subit les grosses bêtises et l'indiscipline ravageuse d'un chiot, c'était la solution : adopter un chien-guide à la retraite.France Inter a communiqué mes coordonnées au CIE qui m'a contactée par téléphone en la personne de Marie-Claire, pour connaître mes motivations ; elle m'a précisé que les chiens en attente d'un lieu de retraite étaient peu nombreux mais qu'avec un peu de chance, peut-être que…
Le temps a passé. En début d'année, un appel téléphonique nous proposait Melchior Labrador noir de 6 ans qui, ayant été opéré d'une hernie discale, souffrait à la montée d'escaliers.
Sans hésiter, nous avons accepté de faire entrer un 3ème chien dans la famille car en plus de notre King Charles âgé, nous avions entre temps, craqué pour une chienne Beauceron.
Je suis donc allée avec ma fille, qui avait séché ses cours pour l'occasion, chercher Melchior, qui lui-même, arrivait ce jour là de son lieu de villégiature en province, après un long voyage. Il a déboulé à travers toutes les pièces de la maison, content de retrouver Marie-Claire, reniflant toutes les odeurs qu'il connaissait et aimait. Les trois chiens ont fait connaissance en balade, ont couru ensemble, se sont détendus et nous sommes reparties dans l'Yonne.
Depuis, Melchior n'a jamais présenté la moindre difficulté. C'est un chien très sociable, qui réclame sa dose de câlins, sait se faire aimer ; il est obéissant et s'est vite habitué à notre rythme et à sa nouvelle famille. Il est aimé de tous et toute personne qui le voit, lui caresse la tête et parle d'un bon gros chien. Son seul problème : sa gourmandise contre laquelle il est difficile de lutter.
Il aime sa tranquillité, son panier, vient de temps en temps chercher des caresses, puis repart ronfler.
La chienne et lui forment un bon couple : elle le domine, l'écrase un peu mais au fond il finit par faire ce qu'il veut.
17/09/2008
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